Bon en fait je suis « on fire » là donc j’ai pas la patience d’attendre jusqu’à demain, ça me fait chier. Et puis comme on dit : « seuls les cons ne changent pas d’avis ».
Suite aux précisions apportées dans mon précédent post, je me permets d’ors et déjà d’entrer dans le vif du sujet, avec des exemples de films tout d’abord (on va procéder par thèmes sinon ce sera trop bordélique pour la suite).
Afin, de rester dans l’originalité (hum…), nous procéderons par ordre chronologique, au début du moins, en débutant des années 1950, jusqu’à nos jours. Alors, avant d’aller plus loin et que certains d’entre vous se mettent à hurler : OUI, je risque d’oublier des films, MAIS justement, je compte sur vous pour me le préciser, car on est un peu là pour ça !
Enfin, précisons que ce post sera centré sur les films du genre post-nucléaire, et pourra comporter des films qui présenteront des caractéristiques « pré-apocalyptiques », car certains films montrent à la fois ce qui se passait avant l’apocalypse nucléaire, jusqu’à la catastrophe elle-même et la survie de l’espèce humaine à la suite de ces évènements.
Précisons également que d’autres films post-apo hors catastrophe nucléaire, présentent souvent ce type de schéma narratif, cela sera expliqué.
Nous avons dans un premier temps, les films post-nuke dans la période de la Guerre Froide (qui a duré plus de 40 ans s’il vous plait), qui a constitué l’âge d’or du cinéma post-nuke (et post-apo e général). Tout et n’importe quoi y est passé, du film qui propose une réflexion profonde sur la connerie humaine, au nanar décérébré qui ne visait qu’à copier bêtement notre Dieu, oui Toi notre cher Max, Mad de ton prénom
Rassurez-vous, je plaisante, certes j’apprécie la trilogie Mad Max, et la respecte profondément pour ce qu’elle a apporté au genre, mais pour moi, les chefs d’œuvre sont ailleurs, n’en déplaise à certains d’entre vous.
Sans plus tarder, rentrons dans le vif du sujet avant de commencer à vous gonfler avec mon intro interminable :
Nous débutons donc notre liste des films post-nuke, dans les années 1950, quelques exemples de films sont à signaler, et non des moindres, puisque certaines stars de l’époque se seront frottées à ce type de cinéma. Notons, que l’écrasante majorité des films sont américains, bien évidemment, même si la France ou encore d’autres pays comme l’Italie et le Japon s’y sont lancés, avec un succès plus ténu cependant.
Tout d’abord, citons l’excellent film «
Le Dernier Rivage », de Stanley Kramer datant de 1959 (et adapté du roman éponyme de Nevil Shute, de 1957), avec Grégory Peck, Ava Gardner, Fred Astaire et Anthony Perkins (le Norman Bates de Psychose) ; bref, un casting qui laisse rêveur. L’histoire débute de manière assez… brutale : une guerre atomique a dévasté la planète, et un sous-marin américain gagne les côtes de l’Australie, seule terre non encore touchée par les radiations mortelles qui ont envahi la planète. Un film percutant, avec une fin pour le moins inattendue, qui sera « remaké » en 2000 en version téléfilm sous le titre : «
USS Charleston, dernière chance pour l’humanité », plus spectaculaire mais de qualité moindre que l’original à mon sens. A découvrir d’urgence !
Ensuite, nous avons, de la même année : «
Le monde, la chair et le diable », déconseillé à ceux qui détestent la solitude mais fortement conseillé aux agoraphobes ! Le film montre un homme ayant survécu à l’éboulement d’une mine et qui, en remontant à la surface quelques jours plus tard, découvre un monde vide, à cause d’une catastrophe nucléaire. Désormais seul, il organise sa survie comme il le peut, jusqu’à ce qu’il découvre qu’il n’est justement pas tout seul dans ce cas là. Alors en toute honnêteté, je n’ai vu que des passages de ce film. Eh oui, c’est pas très professionnel de ma part, mais je le cherche et ne le trouve pas, ou alors super cher. Mais il gagne toutefois à être connu.
On passe ensuite aux années 60. Toujours avec les américains, mais dans une période où le post-apo sert de toile de fond à une histoire finalement assez éloignée de l’origine de l’apocalypse, avec «
La machine à explorer le temps », réalisé en 1960 par George Pal, et adapté du roman du même grand monsieur qui avait prédit la création d’une bombe utilisant l’atome comme moyen de destruction : Herbert George Wells. Je me souviens de ce film que j’avais vu au collège en cours de français mouarf ! Et de ce voyageur du temps, qui atterrit dans un futur très lointain dévasté par l’arme nucléaire, et ayant contribué à la division de deux types de créatures : les Humains nantis vivant à la surface, et les terrifiants Morlocks vivant sous la terre. Un bon film ma foi, que j’ai plus apprécié que son remake de 2002 de Simon Well avec Guy Pearce dans le rôle du héros. Mais comme je l’ai précisé, le post-nuke n’occupe pas vraiment le centre du film.
A l’inverse de l’intrigue développée dans la non moins célèbre série de 5 films : La Planète des Singes, débutée en 1968, qui voit dans le second volet,
Le Secret de la Planète des Singes (1971), la destruction totale de la Terre par une super bombe atomique. A noter : la planète éclate en mille morceaux ! Donc aucun survivant, sauf les pensionnaires du vaisseau qui arrivent à quitter la planète avant et à remonter le temps. Mais avouons qu’en dehors du premier film, les suites sont franchement plus faibles.
Quelques exemples notables sont à signaler du côté des français, avec le film photographique (si si ça existe !) : «
La Jetée », de 1962, réalisé par Chris Maker (ouais je sais le nom fait anglishe, mais c’est bel et bien un frenchie). Le film qui a inspiré Terry Gilliam pour « L’armée des 12 Singes » de 1996. En clair, à la suite d’une guerre nucléaire mondiale, des savants inventent un obscur procédé de voyage dans le temps et l’expérimente sur un prisonnier, afin de lui faire remonter le temps pour glaner des renseignements sur ce qui pourrait expliquer la catastrophe. Un film qui n’est pas un film puisqu’il utilise le procédé de la photo pour raconter l’histoire : en somme, nous suivons le scénario à partir de photos commentées par un narrateur, jusqu’à la conclusion de ce « film », qui dure à peine 30mn. Un procédé étonnant qui donne au film un impact insoupçonné et qui, plus de 40 après, est considéré comme culte par les amoureux du cinéma. Mais avouons que le post-nuke est ici un élément traité de manière très indirecte, puisque l’on ne voit absolument le monde tel qu’il est devenu après la guerre. Ce n’est donc pas selon moi, un film post-nuke mais plutôt d’anticipation, un genre souvent confondu avec le post-apo d’ailleurs !

On passe de l’autre côté de la Manche ensuite, chez nos voisins britanniques avec le film (faux) documentaire, j’ai nommé : "
La Bombe", de 1965, réalisé par Peter Watkins. Il décrit les conséquences d’une guerre nucléaire mondiale sur les populations de Grande-Bretagne. Très réaliste et très sombre, il m’a fait penser à un documentaire que j’avais vu sur les expériences atroces menées sur les prisonniers des camps de concentration durant la Seconde Guerre Mondiale. Les personnes présentées sont défigurées, dans un état terrible, et le film, pour l’époque, est d’autant plus marquant.
A voir également, il dure par ailleurs 50mn à peine !
Certains me diront peut-être que j’ai oublié de citer, du côté britannique : «
Le jour où la Terre prit feu », de Val Guest, réalisé en 1961. C’est volontaire puisque le film n’est pas à proprement parler du post-nuke, enfin pas directement. La cause de l’apocalypse est effectivement d’origine nucléaire, mais l’apocalypse elle-même est d’origine climatique. Puisque dans les films, des essais nucléaires russes et américains provoquent des catastrophes climatiques dans le monde entier, qui sont entrainent la fin du monde. Alors ok, certains me trouveront tatillon, mais j’avais prévenu que les genres de post-apo se mélangent parfois, ce qui devient assez délicat de les classifier.
Passons aux années 70 avant de changer de post, et citons les quelques exemples, qui n’ont pas vu fleurir énormément d’œuvres, jusqu’à l’arrivée de Mad Max à la fin de cette décennie. Nous avons déjà parlé du second volet de La Planète des singes, à savoir Le secret de la Planète des Singes, de 1971, parlons à présent d’un film que j’ai vu il y a peu : «
Apocalypse 2024 » datant de 1974, et réalisé par LQ Jones, avec un Don Johnson (Miami Vice,…) tout jeunot en personnage principal. Adapté du roman de Harlan Ellison de 1969 : « Un gars et son chien », nous suivons les aventures d’un jeune homme simplet avec son chien supérieurement intelligent et télépathe, qui aide son maitre à trouver des femmes pour se… soulager, en contrepartie de nourriture. Un film totalement allumé mais très cynique avec une fin aussi choquante qu’inattendue. Une vraie bonne surprise, pour laquelle j’ai déjà écrit une critique. A voir absolument !
Nous avons également un film américain de 1971, je le place après Apocalypse 2024 car, encore une fois, votre serviteur ne l’a pas vu mais le recherche désespérément. Il s’appelle : «
Glen and Randa » et suit le périple de deux adolescents dans une Amérique post-nucléaire, qui découvrent un monde qu’ils n’ont jamais vraiment connu. Très peu d’informations existent sur ce film, seules quelques critiques sur Wikipédia US indiquent qu’il avait reçu de bonnes critiques à l’époque. Mais pour moi, à part des images ci et là, il m’est inconnu.
Je n’ai pas d’autres exemples notables pour ce qui est des années 70, à part qu’elle se conclut en 1979 avec la sortie du premier volume de
Mad Max. Non référencé en tant que film post-nuke, mais ce sera le cas pour les deux films suivants, le film (est-il besoin de le présenter encore ?), offre des scènes qui se déroulent pourtant dans un décor désertique, qui se retrouve dans la plupart des films post-apo, mais il n’est pas reconnu comme tel, ce qui est plutôt curieux. Mais pour ne pas froisser les puristes, nous ne le rangerons pas dans cette catégorie.
C’est ainsi que nous concluons cette première « époque », centrée sur les premiers âges du post-nuke. Tenez-vous bien, car la prochaine décennie promet quelques pépites…